Sunny Asset Management

Maîtriser les nouveaux enjeux
FAQ

“SPECIAL FONDS EN EUROS”

Sunny AM est une société de gestion qui cultive une indépendance totale (il n’y a pas d’institutionnels au capital) avec un esprit entrepreneurial (elle accompagne les entreprises sur le long terme).

Créée en 2008, cette société de gestion s’est développée depuis 2010 sous l’impulsion de :
Jacques Cadenat : ex-dirigeant du groupe Le Conservateur de 1987 à 2010 (directeur de la Gestion -plus de 4 Mds d’euros d’actifs, gérant du fonds en euros Arep et des Tontines),
– et de Christophe Tapia : ex-Directeur Général adjoint de Tocqueville Finance de 2002 à 2009.

Gérant des capitaux pour le compte de clients privés, entreprises ou institutionnels qui souhaitent soit valoriser un capital, soit générer des revenus, soit rémunérer une trésorerie stable d’entreprise, Sunny AM propose des fonds :

– qui soient de réels relais d’investissement face à la baisse de rendement des fonds en euros, ainsi que des solutions éligibles aux PEA et PEA-PME (via des valeurs françaises de petites et moyennes capitalisations).
qui ne soient pas ou peu impactés par les politiques monétaires des banques centrales.

Ses activités s’orientent autour de trois pôles de compétences et d’expertises :

1- L’obligataire pour délivrer du rendement (gestion de trésorerie d’entreprise ou contrats d’assurance-vie) via une gestion prudente sur le moyen terme,

2- Les actions pour générer de la performance sur le long terme en investissant dans de micros et petites valeurs françaises majoritairement familiales,

3- Les obligations convertibles (un droit de conversion permet d’échanger les obligations en actions) pour profiter des opportunités du marché des actions (la Bourse) mais avec un risque maîtrisé.

Aujourd’hui, la société de gestion compte une dizaine de collaborateurs (dont 4 gérants possédant plus de 15 ans d’expérience sur les marchés) pour plus de 600 millions d’euros d’actifs sous gestion. Elle s’appuie sur un réseau de distribution principalement constitué de conseillers en gestion de patrimoine, et sur un large partenariat avec des plateformes comme Ageas, AEP, BNP Paribas Cardif, Axa Thema, Generali Patrimoine, Finaveo, AG2R La Mondiale, CD Partenaires, Sélection 1818, UAF Life Patrimoine, Vie Plus, Primonial, etc.

Pourquoi cette FAQ ?

La société de gestion Sunny Asset Management souhaite vous aider à comprendre le fonctionnement des fonds en euros, qui aujourd’hui n’ont pas bonne presse. Et pour cause :

  • les rendements des fonds en euros servis au titre de l’année 2017 (avec une moyenne estimée de 1,80% contre 1,90% en 2016 selon la Fédération Française de l’Assurance), sont encore à la baisse,
  • l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pointe du doigt les assureurs qui afficheraient des rendements élevés pour attirer de nouveaux souscripteurs. En effet, dans un contexte de baisse des taux des obligations, un rendement trop attractif du fonds en euros attire les clients mais dilue ses performances,
  • avec la baisse des taux, les fonds en euros classiques sont devenus sensibles au poids des frais de gestion qui gomment une partie du rendement,
  • dans sa dernière enquête nationale sur l’assurance-vie, la CLCV (association de consommateurs) demande notamment aux professionnels de faire preuve d’équité dans l’attribution des rendements.

Derrière ces attaques qui impactent l’attractivité des fonds en euros, il n’en reste pas moins vrai que :

  • l’assurance-vie est le placement financier préféré des Français avec un encours de 1 676 milliards d’euros à fin décembre 2017 (selon la FFA),
  • les trois quarts de ces encours sont drainés par les seuls fonds en euros,
  • certains spécialistes prévoient une légère remontée des taux en 2019 qui succéderait à une nouvelle baisse en 2018.

Cette FAQ a pour vocation d’être accessible au plus grand nombre d’épargnants avec des mots simples et des exemples concrets.

Qu’est-ce qu’un fonds en euros et comment fonctionne-t-il ?

Un fonds en euros consiste à regrouper dans un pot commun l’argent de plusieurs épargnants qui souhaitent le placer sans prendre de risque. C’est un placement dit “sécuritaire”.

Cet argent, collecté et géré par des professionnels de l’assurance, est disponible notamment au sein de contrats d’assurance-vie et de capitalisation. Les assureurs se portent garant sur la valeur du capital. Cette garantie du capital est réglementée par le Code des assurances et par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Révision (ACPR). Mais en réalité, le capital n’est plus toujours garanti à 100%, car de plus en plus de fonds en euros annoncent des rendements bruts de frais de gestion (l’investissement pouvant donc être amputé à hauteur de ces frais).  

Dans un fonds en euros, le capital est libellé en euros. D’où son nom “fonds en euros”.  Dans une unité de compte, le capital peut être libellé en euros ou dans une autre devise. Attention, le fonds en euros n’est pas lié à la devise euro, et donc pas au marché monétaire (le loyer de l’argent).

L’investissement dans un fonds en euros permet à tout souscripteur de toucher chaque année des intérêts. Ceux-ci sont ajoutés au capital initial et ils produisent eux-mêmes des intérêts. C’est ce qu’on appelle la capitalisation. Le rendement du fonds en euros se compose d’un taux technique (taux minimum garanti) et de la participation aux bénéfices (une partie de la performance enregistrée).

Pour limiter les risques financiers, la majorité des fonds en euros répartissent leurs placements entre ces différents actifs :

  • environ 80% d’obligations (dont un tiers de titres d’emprunts émis par les Etats et deux tiers d’obligations d’entreprises),
  • jusqu’à 10% d’immobilier notamment dans l’immobilier de bureaux ou d’entreprises qui génère des loyers récurrents pour améliorer les perspectives de rendement,
  • de 5 à 10% d’actions pour espérer améliorer les rendements grâce aux dividendes et à la perspective de revendre les titres à un meilleur prix,
  • et une part est conservée en liquidités ou trésorerie ou titres monétaires pour honorer les demandes de rachats ou retraits des épargnants, ou pour avoir les ressources nécessaires pour investir sur d’autres classes d’actifs en fonction des opportunités de marchés.

Les obligations sont donc la composante essentielle des fonds en euros. Émises par les Etats et les entreprises, ces obligations sont des dettes. Plutôt que d’emprunter à la banque, une entreprise ou un État emprunte auprès des personnes physiques ou auprès de personnes morales en contrepartie du versement d’intérêts (appelés coupons) pendant toute la durée du prêt. Ces obligations (d’États et d’entreprises) font l’objet d’un remboursement de la somme investie à l’échéance, qui peut aller de 2 à 30 ans en général.

Les obligations d’Etat sont considérées comme l’investissement le moins risqué.

Quels sont les avantages d’un fonds en euros ?

Les fonds en euros sont principalement intégrés dans des contrats d’assurance-vie ou contrats de capitalisation. Ils séduisent les épargnants grâce à tous ces avantages :

  • une sécurité totale : le capital est garanti réglementairement. L’épargnant ne devrait donc pas perdre son investissement initial. Pour limiter les risques au maximum, l’assureur investit dans des obligations d’État, des obligations d’entreprises, ou encore dans de l’immobilier professionnel (bureaux et commerces).
  • une grande liquidité : l’épargnant peut récupérer les sommes versées quand il le souhaite en demandant des retraits ou rachats. Attention, au sein d’un contrat d’assurance-vie, tout retrait est impacté par la fiscalité selon le nombre d’années de détention.
  • une rémunération supérieure à celle des autres placements sans risques comme le Livret A et le Livret de Développement Durable (rendement de 0,75% net par an au 28/02/2018), le Compte Épargne Logement (rendement de 0,50% hors prime d’État pour tout CEL ouvert entre 2015 et 2020), le Plan d’Épargne Logement (rendement de 1% hors prime d’État au 28/02/2018) …Si les rendements des fonds en euros n’ont jamais été aussi bas, il faut retenir qu’ils occupent, néanmoins, toujours la première place du podium des placements sans risque. Ils ont fait mieux que le livret A (0,75 %), mais aussi que le PEL (1 %) et le monétaire (proche de 0).
  • une protection contre l’inflation : les fonds en euros devraient distribuer un rendement net moyen de 1,52% en 2017 (1,80% avant prélèvements sociaux) alors que dans le même temps l’inflation était de 1,2% selon l’Insee, soit un léger différentiel en faveur des fonds en euros. Or, en 2018, cette protection contre l’inflation pourrait disparaître s’il se confirme que les taux rendements attendus des fonds en euros (taux moyen de 1,50%, soit 1,24% après prélèvements sociaux) seront inférieurs à une inflation attendue à 1,40%.
  • un effet cliquet : les intérêts annuels versés sont définitivement acquis au souscripteur. Ils ne peuvent donc pas être remis en cause. Ils se capitalisent et génèrent eux-mêmes des intérêts. C’est ce qu’on appelle « l’effet cliquet ». Tout ce qui est gagné ne peut plus être perdu.

Pourquoi les rendements des fonds en euros baissent ?

La baisse d’année en année des rendements des fonds en euros (rendement moyen de 5,3% en 2000 contre 1,8% estimés en 2017) s’explique par deux facteurs :

1- la forte chute des emprunts d’États : comme les fonds en euros sont constitués en grande partie d’obligations d’Etats, ils sont directement impactés par la forte chute depuis 30 ans des taux d’intérêts des emprunts d’Etats et des emprunts d’entreprises. Par exemple, le taux d’intérêt des obligations de l’État français (OAT) à 10 ans s’affichait à seulement 0,93% fin février 2018. Comme les compagnies d’assurance détiennent un stock d’obligations à faible rendement achetées ces 10 dernières années et des obligations à taux quasi nuls depuis un an, elles voient leur marge de manœuvre se réduire de jour en jour pour générer de la performance.

2- les contraintes réglementaires : afin de mieux sécuriser l’épargne des souscripteurs, la nouvelle réglementation européenne Solvency 2 contraint, depuis janvier 2016, les compagnies d’assurances à détenir un niveau de fonds propres variables en fonction du type d’actif détenu (donc du risque pris).

Cette marge de solvabilité est ainsi de :

– 0% pour les obligations d’Etats des pays de l’OCDE,

– 25% pour l’immobilier,

– 39% pour les actions européennes,

– 49% pour les actions,

– et jusqu’à 60% pour les obligations privées.

En clair, un assureur qui souhaite prendre plus de risques pour obtenir plus de performance doit immobiliser de plus en plus de fonds propres pour résister en cas de choc sur les marchés financiers.
Dans le même temps, le régulateur l’incite à augmenter sa réserve et notamment la provision pour participation aux bénéfices (PPB). L’objectif est de lisser les rendements des contrats et de maintenir des rendements nets d’inflation positifs pour concurrencer les autres produits de taux. La PPB permet ainsi aux compagnies d’assurance de mettre de côté une fraction des revenus dégagés par la gestion du fonds en euros avant de la redistribuer aux assurés dans les huit années qui suivent ce blocage. Cette réserve représenterait un peu plus de 3% des sommes gérées (selon l’ACPR), ce qui équivaut à un surplus de 30 centimes de rendements pendant dix ans.

Ces contraintes obligent ainsi les compagnies à orienter leurs investissements en priorité vers les obligations d’Etats et vers les obligations d’entreprises les mieux notées, dont les taux sont pourtant en chute permanente. Au final, les professionnels sont dans l’incapacité de délivrer des rendements à court terme aussi élevés que les années précédentes. Le niveau de rémunération actuel des emprunts d’Etats (proche de zéro) devrait donc continuer de peser sur les rendements des fonds en euros en 2018.

Le fonds en euros « dynamique » : une solution plus intéressante ?

Alors que les fonds en euros classiques enregistrent une baisse régulière de leur rendement, certains fonds en euros ont réussi à réaliser des performances au-delà de 2% de rendement en 2017. Ce sont les fonds en euros dits “dynamiques” qui ont comme particularité d’avoir une part de leur portefeuille investie sur des actifs risqués tout en conservant une garantie du capital. Ils ont notamment bénéficié en 2017 du net rebond des actions : l’indice CAC 40 a grimpé de 9,30% en 2017.

Ces fonds en euros “dynamiques”, réservés aux investisseurs qui acceptent de diversifier leur capital sur des supports plus risqués, sont gérés selon le mécanisme des coussins. Concrètement, l’assureur répartit son capital entre deux poches :

  • l’une sans risque (le “coussin” obligations)
  • et l’autre “dynamique” avec plus de risques (le “coussin” actions). L’assureur détermine sur quelle part du portefeuille il peut prendre plus de risque : c’est le coussin. Celui-ci est variable : par exemple, lorsque l’assureur pense que les marchés actions vont monter, il augmente le coussin et inversement, dans la limite de la perte maximum sur cette poche permettant néanmoins d’assurer la garantie.

Ces fonds sont adaptés pour des investisseurs qui recherchent une rémunération plus élevée en profitant du dynamisme à long terme des marchés financiers, le tout dans un cadre fiscal avantageux, celui de l’assurance-vie. La contrepartie est l’acceptation d’une moindre performance quand les marchés sont moins porteurs. Ces fonds en euros “dynamiques” seront à juger sur du moyen / long terme, et non année par année. Il faut d’ailleurs se rappeler que la plupart de ces fonds avaient connu de fortes chutes en 2016.

Quelle différence entre “contrat d’assurance-vie” et “contrat de capitalisation” ?

Le contrat d’assurance-vie et le contrat de capitalisation permettent tous les deux de verser de l’argent sur un contrat investi en fonds en euros ou en unités de compte (UC), et de bénéficier des mêmes avantages fiscaux. Tout en étant complémentaires, ces deux contrats sont différents :

  • à la souscription : un contrat d’assurance-vie ne peut être souscrit que par une personne physique alors qu’un contrat de capitalisation peut être également souscrit par une personne morale,
  • en cas de décès de l’assuré : le contrat d’assurance-vie se dénoue au décès de l’assuré en faveur des bénéficiaires désignés (qui vont récupérer le capital), à l’inverse du contrat de capitalisation qui se transmet directement aux héritiers (qui peuvent soit procéder au rachat du contrat, soit demander le maintien du contrat jusqu’à son échéance).
  • en cas de transmission : le contrat de capitalisation peut être transmis par donation à tout moment par l’assuré tout en conservant l’antériorité fiscale alors que le contrat d’assurance-vie n’entre dans la succession qu’au décès de l’assuré. Dans un contrat de capitalisation, la donation peut se faire en pleine propriété ou en démembrement avec réserve d’usufruit.

Dernière différence, fiscalement, le contrat d’assurance-vie apparaît plus avantageux en matière de transmission patrimoniale puisque les capitaux qui résultent des primes (versées avant 70 ans) ne sont pas taxés (plafond de 152 500 €) et les primes versées après 70 ans sont soumises aux droits de succession uniquement après un abattement de 30 500 €. De plus, les intérêts acquis durant le contrat « échappent » à l’impôt sur les successions.

Quelle différence entre “contrats euro-croissance” et “fonds euros bonifiés” ?

Les “contrats euro-croissance” ont été créés en 2013. Ils offrent une garantie du capital au bout de 10 ou 12 ans (voire plus) avec un rendement supérieur à celui des fonds en euros. Devant leur peu de succès auprès du grand public, la loi Pacte, présentée le 18 avril prochain, prévoit de les relancer en :

  • assouplissant et simplifiant la gestion,
  • donnant des possibilités accrues de décantonnement aux assureurs (pour bénéficier d’une partie des plus-values antérieures des fonds euros, ils pourront utiliser une partie de la performance d’un fonds euros “classique” pour alimenter un fonds euro-croissance),
  • augmentant la période de conservation (épargne plus longue).

Les “fonds euros bonifiés” sont les nouveaux contrats d’assurance-vie qui devraient être créés cette année pour inciter l’épargnant à placer à long terme. En contrepartie, l’épargnant bénéficierait d’un rendement bonifié, c’est-à-dire un peu supérieur à celui d’un fonds en euros, et surtout d’une garantie en capital (le capital versé par l’assuré serait donc garanti à tout moment, même en cas de sortie anticipée. En revanche, contrairement aux contrats euros classiques, en cas de retrait avant 8 ou 10 ans, l’assuré perdrait toute participation aux bénéfices (PB).